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samedi 11 janvier 2025 à 10h30
Arts moderne & contemporain
samedi 11 janvier 2025 à 19h00
« Chaque enfant est un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste une fois adulte. » - Pablo Picasso C’est à l’âge de 60 ans, dans les années 1980, que Denyse Denisselle se découvre une passion dévorante pour les miniatures ! Elle passe parfois des nuits blanches, absorbée par la minutie de ses créations. Retrouvant son enfance, elle se plonge avec délice dans la reproduction de boutiques et de scènes de vie ressuscitées dans des boîtes mesurant d’une quinz...
« Chaque enfant est un artiste. Le problème est de savoir comment rester un artiste une fois adulte. » - Pablo Picasso
C’est à l’âge de 60 ans, dans les années 1980, que Denyse Denisselle se découvre une passion dévorante pour les miniatures ! Elle passe parfois des nuits blanches, absorbée par la minutie de ses créations. Retrouvant son enfance, elle se plonge avec délice dans la reproduction de boutiques et de scènes de vie ressuscitées dans des boîtes mesurant d’une quinzaine de centimètres de large à plus d’un mètre de haut !
« Je cherche à reproduire un monde que j’ai aimé. Et je me fais mon petit cinéma. » Dans cette quête de nostalgie, Denyse Denisselle transforme ses deux appartements parisiens en véritables musées remplis de dioramas… Sa spécialité : les gâteaux miniatures. Elle utilise du plâtre qu’elle laisse reposer dans sa cuisine comme une véritable pâte à tarte. « J’ai déjà surpris des enfants en train de les lécher », dit-elle, amusée par le réalisme et la délicatesse de ses créations.
La plupart de ses dioramas sont même équipés de branchements électriques pour les animer. En recréant des scènes du passé avec une telle précision, Denyse Denisselle offre une fenêtre sur un monde révolu. Ses miniatures sont plus que des objets, elles sont des récits vivants où le principal offre toujours une place à l’anecdote : de véritables œuvres d’art !
Sa passion contamine son entourage : tout le monde est sollicité et amené à être attentif aux détails qui l’entourent. Sa fille raconte : « lorsque l’on marchait dans la rue, elle pouvait se pencher sur un caillou, le ramasser et me lancer « Tu vois, ça c’est un saucisson ! » ». Avec elle, le plus petit élément devient la base d’un monde, d’un univers miniature qui n’appartient qu’à elle et qu’elle nous offre à voir.
Au vu de son parcours d’autodidacte et de la réelle originalité de ses créations, l’œuvre de Denyse Deniselle s’inscrit dans le courant contemporain de l’Art singulier - apparu dans les années 1970 dans la lignée de l'Art brut et trouvant ses racines dans l’art populaire - à l’image des créations de Ronan-Jim Sevellec ou encore de l’Américaine Frances Glessner Lee.
L’art du diorama, né au XIXe siècle, et celui millénaire de la miniature ont connu une certaine décadence à la fin du XXe siècle avec l’avènement des technologies modernes. Paradoxalement, ce sont les réseaux sociaux, Instagram en tête, qui leur donne un nouvel élan aujourd’hui - de nombreux artistes se donnent rendez-vous sous le hashtag #miniatureart. Nul doute que pour cette nouvelle scène, Denyse Denisselle et ses univers miniatures auraient fait figure de modèle !
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“Every child is an artist. The problem is to remain an artist when you grow up.” - Pablo Picasso
At the age of 60, in the 1980s, Denyse Denisselle discovers her all-consuming passion for miniatures! She sometimes spends sleepless nights, absorbed in the meticulousness of her creations. Returning to her childhood, she delights in reproducing stores and scenes of life brought back to life in boxes measuring from fifteen centimeters wide to over a meter high!
“I try to reproduce a world I've loved. And I make my own little cinema.’’ In this quest for nostalgia, Denyse Denisselle transforms her two Paris apartments into veritable museums, filled with dioramas. Her specialty: miniature cakes. She uses plaster, which she has rest in her kitchen like real pie dough. “I've caught children licking them,” she says, amused by the realism and the finesse of her creations.
Most of her dioramas are even equipped with electrical connections to bring them to life. By recreating scenes from the past with such precision, Denyse Denisselle offers a window onto a bygone world. Her miniatures are more than objects, they are living narratives in which the main story always leaves room for the anecdote - real works of art !
This passion spreads to those around her : everyone is inspired to pay attention to the details around them. Her daughter recounts: “When we were walking down the street, she'd bend over to pick up a pebble and say, ‘See this, it’s a sausage!’ " With her, the smallest element becomes the basis of a world, a miniature universe that belongs to her alone and which she offers us to see.
Given her self-taught background and the genuine originality of her creations, Denyse Deniselle's work fits in perfectly with the contemporary trend of “Art Singulier’’ - which emerged in the 1970s in the tradition of Outsider Art and has its roots in folk art - like that of Ronan-Jim Sevellec and American artist Frances Glessner Lee.
The art of the diorama, born in the 19th century, and the age-old art of miniature fell into decline at the end of the 20th century with the advent of modern technology. Paradoxically, social media, especially Instagram, are giving them a new lease of life today - many artists meet up under the hashtag #miniatureart. There's no doubt that Denyse Denisselle and her miniature worlds would have been a model for this new scene !
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Design • Photographie • Dessins • Peinture [Abstraction 50’, Art brut] - Pendant trente-cinq ans des amateurs d’art se sont retrouvés au numéro 17 de la rue des Beaux-arts, à quelques enjambées de l’Ecole éponyme où certains de ses anciens élèves qui y avaient entrepris leur parcours dans l’immédiate après-guerre, exposent dans une galerie ouverte en 1987 par un passionné d’art. La galerie Callu Mérite compte parmi les lieux initiatiques parisiens engagés dans le...
Design • Photographie • Dessins • Peinture [Abstraction 50’, Art brut]
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Pendant trente-cinq ans des amateurs d’art se sont retrouvés au numéro 17 de la rue des Beaux-arts, à quelques enjambées de l’Ecole éponyme où certains de ses anciens élèves qui y avaient entrepris leur parcours dans l’immédiate après-guerre, exposent dans une galerie ouverte en 1987 par un passionné d’art.
La galerie Callu Mérite compte parmi les lieux initiatiques parisiens engagés dans les années quatre-vingt à redonner une visibilité aux années cinquante qui régénéraient alors la scène parisienne et nationale.
La Nouvelle école de Paris reprend ses marques.
Après ses années de combat menées conjointement par la critique et des galeries pionnières éloignées après trois décennies, la relève est assurée par des passeurs qui reprennent le flambeau.
François Callu Mérite est un de ces acteurs convaincus de la réhabilitation urgente d’un grand nombre d’artistes qui en les réveillant d’un oubli relatif, leur redonnera la place légitime qui est la leur dans l’histoire de l’art français. Mesure-t-il l’ampleur du choix qu’il s’apprête à faire ?
Il y est préparé par son milieu familial. Un grand-père peintre animalier, un oncle également peintre, ami de Picasso et fondateur du musée de Céret. Sa passion pour l’art s’épaule d’une double attente, celle d’être surpris et d’être émerveillé. Elle entre en résonance avec une sensibilité active, impatiente à s’ouvrir à des mondes aussi diversifiés qu’inattendus. La redécouverte de peintres injustement remisés ou oubliés est imputable aux modes autant qu’aux règles commerciales du marché de l’art. Cette génération est celle que la critique a baptisé du nom de Nouvelle école de Paris.
En se remettant dans les pas de ces illustres prédécesseurs marchands dont il partage des affinités électives, François Callu Merite exerce son œil en peinture, sous-tendu par une connaissance et une intuition qui lui font distinguer le style de la manière, et différencier un artiste d’un suiveur.
En inaugurant sa galerie avec une exposition consacrée à Serge Rezvani (1987) qui était peintre avant de devenir écrivain, le ton est donné. Il renoue avec la conviction de devenir à son tour un témoin de l’histoire de l’art, de ses héritages comme de ses conquêtes. La peinture abstraite construite et lyrique sera son terrain d’élection (Bryen, Roger Chastel, Jean Bertholle, Jean Peyrissac, Marcel Bouqueton, Maria Manton, Don Fink, Oscar Gauthier, Ferdinand Springer, Claude Viseux, Claude Georges, Bernard Quentin…). Une pléiade d’artistes est convoquée pour recentrer la vision de l’historien et celle du collectionneur. La place dominante de Paris qui retrouvait un second souffle après la guerre avec des artistes venus de tous les continents est ici démontrée.
Les surprises ne manquent pas dans une sélection effectuée par le marchand, autant collectionneur amoureux que galeriste.
Nulle nostalgie n’accompagne ce florilège qu’il offre aujourd’hui à d’autres attentes, d’autres regards, d’autres bonheurs. On mesure que son choix est le résultat d’une passion qu’il souhaite partager une nouvelle fois au-delà des expositions passées dont les catalogues qui les accompagnaient gardent le souvenir ému, et aujourd’hui témoignages historiques de son activité.
L’aventure se poursuit par la transmission.
Le temps avec lequel il faut compter témoigne de la permanence de l’art, de sa vérité et de sa modernité atemporelle. C’est peu dire que la création artistique est éternellement salvatrice.
Lydia Harambourg
Membre correspondant de l’Académie des beaux-arts
Auteur du Dictionnaire des peintres. Ecole de Paris 1945-1965
Editions Ides et Calendes, Neuchâtel 1993. Réédition 2010
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