LOT 68
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Masque de Nô
De type Kishin, masque de démon représentant Shikami, en bois et laque gofun peinte en rouge et rehaussée de pigments or et noir, les yeux incrustés de laiton. Signé au revers dans un cachet estampé à chaud.
Japon, période Meiji (1868-1912)
H. 21 cm
Nô, Kabuki et Bunkaru : la trilogie japonaise
Rares sont les formes théâtrales à avoir su exprimer autant de poésie dramatique quele Nô au Japon. Plus que simple théâtre, imprégné d’une musique sobre et puissante,il est à la fois chant, danse et poème, combinant un esthétisme raffiné à un lyrisme expressif. Étonnamment expressif, même, si l’on considère la sobriété des mouvements, chaque geste, chaque déplacement lent, mesuré, codifié et requérant de l’acteur un travail infini ; si l’on considère aussi ces masques en bois laqué derrière lesquels l’acteur disparaît. Leur expression peut paraître figée. Mais ils portent en eux l’essence de leur personnage et prennent vie à chaque geste, portés par la richesse des costumes qui contraste avec la sobriété de l’action. Car il existe autant de masques que de protagonistes, soit plus de 130. Leurs noms mélodieux disent tout d’eux, ainsi Mambi, la «coquette», Ko-Omote, au «petit visage», Okina, le «vieil homme», Hanniya, le «démon-femme», ou encore Heida, Yorimasa, héros guerriers du XIIe siècle. Mais au-delà du seul Nô, qui prend forme au XIVe siècle, et qui est avant tout un art de cour, deux autres formes théâtrales, populaires, émergent au XVIIe siècle. Le Kabuki, aux acteurs grimés, et le Bunraku, où de grandes marionnettes à la tête en bois sont actionnées par des personnages vêtus de noir. Autant d’expressions nourries par les légendes et les récits héroïques d’une culture unique en son genre.
Anne Papillon d’Alton
Plus de photographies sur ce lien :
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Provenance
> Collection privée, Bretagne


18 Place des Vosges, Paris 4