LOT 27
12 000 / 18 000 €
Vendu 16 900 €
(Commissions d'achat incluses)
François Arnal (1924-2012)
Composition, 1955
Huile et acrylique sur toile signée et datée en bas à droite
200 x 300 cm
« Arnal appartient à la génération de 45 qui, refusant le conformisme post-cézanien de la « tradition française », a assumé d’instinct le doute généralisé, la table rase, la remise en question des valeurs établies. Très vite, il choisit son camp, entre Cobra et l’Informel. »
Pierre Restany
François Arnal est un artiste pur, audacieux et infatigable : résistant, il se plonge dans l’abstraction dès l’après-guerre, devient ami avec Asger Jorn, chef de fil des CoBrA et proche des membres de Pierre Dmitrienko, Serge Rezvani, Michel Tapié… c’est de cette époque, où l’artiste connait un succès immédiat, que date notre toile. Nerveuse, grouillante, la composition révêle un jeu permanent avec la matière : ici diffuse, là épaisse, brillante puis mate, Arnal peint fougueusement, s’empresse et appose, cà et là, des vermiculures qui n’appartiennent qu’à lui et s’offrent à l’œil qui s’attarde. « Très marqué par la puissance nucléaire des années 50, sa peinture exprime l'éclatement de la matière qu'il se hâte de façonner, de reconstruire. » (Michel David dans le journal Sud-Ouest, en 2011, à l’occasion de l’exposition « François Arnal » au centre d'art contemporain d'Eysines)
Par la suite, l’artiste part au Mexique, à Tahiti, vit quelques temps aux États-Unis avant de revenir à Paris. En 1968, sa soif d’innovation le pousse vers le design et il fonde l’Atelier A qui édite des objets crées par les artistes (plus de 35 artistes en 6 ans dont Arman, César, Annette Messager, Rod Adzak…), ses propres créations ainsi que la mythique lampe Dora d’André Cazenave. En 1975, il retourne à la peinture et pousse ses recherches informelles. Il écrit également et mêle souvent ces deux arts qu’il pratique jusqu’à la fin de sa vie.
Rapport de condition
Plusieurs trous et manques, encadré d’une baguette



18 Place des Vosges, Paris 4