LOT 85
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Marc Chagall (1887-1985) LAS
1er janvier 1933, 2 pages recto-verso, 27 x 21 cm
Très intéressante lettre sur la non authentification d’un tableau et dans laquelle Chagall revient sur ses débuts à Paris, sur sa première exposition en Allemagne, sur la Guerre, la Révolution russe qui l’éloigne de Paris jusqu’en 1922, son retour et son atelier qui a été vidé de tous ses travaux en cours,ces toiles non signées mais authentifiées par Blaise Cendrars, les toiles de la collection Coquiot qu’il a signées a posteriori...
“C’est vrai qu’avant la guerre de 1910-1914 j’ai habité un des nombreux ateliers de la Ruche, peuplée de jeunes artistes. Je venais d’arriver, j’étais jeune, pauvre, inconnu. [...] Même si je faisais des cadeaux, on m’avait demander de les signer, bien que ma signature ne valait rien en ce moment [...] j’ai voulu, au moins, rentrer en possession de mon ancien chevalet, mais le même M. Kikoine m’en a demandé pour mon propre chevalet dix francs. [...] C’est curieux qu’aujourd’hui, à une époque d’abus de confiance et de manque de la foi et de l’honnêteté on prétend croire davantage à des personnes se rappelant vaguement dans 20 ans d’avoir vu quelque chose chez vous, qu’à vous même”
La fascinante épopée du droit d'auteur
Pendant près d'un demi-siècle, Jacques-Louis Duchemin (1895-1978), membre et juriste du Syndicat de la propriété artistique, puis son fils Wladimir Duchemin (1941-2018), directeur de la Société de la propriété artistique des dessins et modèles (Spadem), se sont battus pour mettre sur pied et défendre les droits des peintres·ses. Rémunération, contrefaçon, diffusion, exploitation... ce fonds épistolaire exceptionnel nous fait entrer dans l'intimité des plus grand·es créateur·rices du XXe siècle.
Provenance
> Fonds d’archives Duchemin, par descendance


18 Place des Vosges, Paris 4