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LOT 36

60 000 / 80 000 €

Jacques Majorelle (1886-1962) « Le Féticheur » dit aussi « Le Griot », 1948

Détrempe et technique mixte sur papier signé, daté et situé “Gueckedou, Guinée” en bas à droite
Porte le sceau des Douanes de Guinée au revers

88,3 x 73,4 cm

Maître Germain Guiraud, une passion africaine
 
Avec ces trois œuvres provenant directement de la collection de l’avocat de Jacques Majorelle, FauveParis remet en lumière un pan méconnu de l’art du célèbre peintre nancéen.
 
Germain Guiraud passe son enfance au Maroc avant de rentrer à Paris pour y passer le concours du barreau. Après avoir prêté serment, le jeune avocat intègre le cabinet de Jean-Charles Legrand, connu entre autres pour avoir participé à la réécriture du droit marocain. C’est donc tout naturellement que, quelques années plus tard, Germain Guiraud retourne à Marrakech ouvrir son propre cabinet. Après-guerre, l’avocat compte parmi nombre de client·es célèbres, le peintre Jacques Majorelle qui devient rapidement son ami.
 
À l’heure de la décolonisation, la fin du protectorat français au Maroc et la nouvelle obligation de plaider en arabe contraignent Germain Giraud à quitter le Maroc et ouvrir un nouveau cabinet en métropole. À Paris, l’homme de loi se console en assouvissant sa passion pour l'Afrique à travers sa collection de tableaux et d'objets d'art. Grand amateur de bronzes animaliers, il déniche les meilleures fontes de Barye au Louvre des Antiquaires ou à Drouot. Guère étonnant que cet amoureux de l'Afrique se passionne plus particulièrement pour les fauves qui évoquent son enfance !
 
Mais, par ses choix pointus et rigoureux, Germain Guiraud pousse la curiosité bien au-delà de l'Orientalisme. Car en faisant l'acquisition en 1975 de ce Griot de Jacques Majorelle, l’avocat peut se targuer de posséder un solide chef-d’œuvre de peinture africaniste ! Lorsqu’il réalise cette détrempe en 1948, l’artiste de 62 ans, déjà internationalement reconnu, est en effet en pleine possession de ses moyens plastiques et au faîte de sa maîtrise picturale. Ayant découvert le continent africain principalement à travers le Maroc, Majorelle décide d’approfondir son voyage quasi initiatique. Il s’aventure plus profond, en Afrique noire jusqu'à la Guinée, où il se laisse séduire par les cultures tribales, leurs rites et croyances.

Unanimement considérée par les spécialistes comme une œuvre significative de l’aventure africaniste de Jacques Majorelle, cette grande composition est un témoignage vibrant de la vivacité créative d’un peintre toujours à l’affût d'exotisme. Dimitri Joannidès

Provenance

> Ancienne collection Maïté Majorelle
> Acquis auprès de celle-ci par Me Germain Guiraud le 5 février 1975, avocat de l’artiste
> Resté depuis dans la famille

Bibliographie

> Félix Marcilhac, La Vie et l’œuvre de Jacques Majorelle, édition ACR, Paris, 1988 et 1995, œuvre reproduite p. 231
> Jacques Majorelle rétrospective, Musée des Beaux-Arts de Nancy, RMN, Paris, 1999, œuvre reproduite p. 185
> Lynne Thornton, Les Africanistes, peintres voyageurs, 1860-1960, éd. ACR Paris, 1998, œuvre reproduite en pleine page p. 236
> Félix & Amélie Marcilhac, Jacques Majorelle, éditions Norma, Paris, 2019, œuvre référencée et reproduite p. 326 sous le n°21

Expositions

> Jacques Majorelle rétrospective, Musée des Beaux-Arts de Nancy, 1er décembre 1999-31 janvier 2000, Nancy
> Jacques Majorelle rétrospective, Institut du Monde Arabe, Paris, 23 février-9 avril 2000

Authenticité

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Rapport de condition disponible sur demande

samedi 28 septembre 2019 à 10h30

Arts ancien + moderne + contemporain + Africanisme Collectio...

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