LOT 62
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Masque de Nô
Représentant Ishiôjô, vieil homme aux cheveux remontés sur le sommet du crâne, en bois et laque gofun brun, cheveux et barbe en crin de cheval. Non signé.
Japon, période Meiji, fin du XIXe-début du XXe siècle
H. 21 cm
Nô, Kabuki et Bunkaru : la trilogie japonaise
Rares sont les formes théâtrales à avoir su exprimer autant de poésie dramatique quele Nô au Japon. Plus que simple théâtre, imprégné d’une musique sobre et puissante,il est à la fois chant, danse et poème, combinant un esthétisme raffiné à un lyrisme expressif. Étonnamment expressif, même, si l’on considère la sobriété des mouvements, chaque geste, chaque déplacement lent, mesuré, codifié et requérant de l’acteur un travail infini ; si l’on considère aussi ces masques en bois laqué derrière lesquels l’acteur disparaît. Leur expression peut paraître figée. Mais ils portent en eux l’essence de leur personnage et prennent vie à chaque geste, portés par la richesse des costumes qui contraste avec la sobriété de l’action. Car il existe autant de masques que de protagonistes, soit plus de 130. Leurs noms mélodieux disent tout d’eux, ainsi Mambi, la «coquette», Ko-Omote, au «petit visage», Okina, le «vieil homme», Hanniya, le «démon-femme», ou encore Heida, Yorimasa, héros guerriers du XIIe siècle. Mais au-delà du seul Nô, qui prend forme au XIVe siècle, et qui est avant tout un art de cour, deux autres formes théâtrales, populaires, émergent au XVIIe siècle. Le Kabuki, aux acteurs grimés, et le Bunraku, où de grandes marionnettes à la tête en bois sont actionnées par des personnages vêtus de noir. Autant d’expressions nourries par les légendes et les récits héroïques d’une culture unique en son genre.
Anne Papillon d’Alton
Pour plus de photos:
https://www.dropbox.com/sh/kheffgl65emlq6i/AAAmxg2z76iMFnwsCBvOI0Gma?dl=0
Provenance
> Collection privée, Bretagne


18 Place des Vosges, Paris 4