« C’est une pièce exceptionnelle. Même la plus grande spécialiste de Paco Rabanne ne connaissait pas son existence. Pareil chez Rabanne, sa maison de couture. Elle avait totalement disparu. Heureusement qu’il existe cette archive de l’INA sur le journal télévisé, sinon j’aurais eu beaucoup de mal à trouver la moindre information », se félicite Simon Barjou-Morant, le commissaire-priseur qui a « découvert » cette petite merveille.
Invité du journal du midi d’Antenne 2, le nom de France 2 à l’époque, le 27 juillet 1984, le grand couturier, surtout connu pour ses robes métalliques, avait présenté sa création au côté d’un autre modèle, recouvert de plaques de cuivre. « Je suis architecte de formation. Je travaille avec des matériaux modernes… » avait-il justifié.
Et devant le journaliste qui insistait sur l’aspect peu pratique du vêtement, il avait été très clair. « Ce n’est pas une robe faite pour marcher, mais pour montrer les possibilités de la mode. Je crois qu’un créateur de mode à toutes les libertés, comme un peintre ou un sculpteur », avait assené tranquillement celui que Coco Chanel avait surnommé « le métallurgiste » et qui avait les faveurs de Françoise Hardy. « C’est un gag. Mais pour dire une chose très sérieuse : la mode c’est de l’art et l’art n’a pas de limite », avait-il conclu.
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