LOT 293
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James-Jacques Brown (1918-1991) L'homme qui marche, circa 1955
Bronze à patine doré portant le cachet de l'artiste "Brown" (effacé) sur une jambe et le cachet "JBW" sur la seconde, sur un socle en marbre noir
H. 40 cm L. 21 cm P. 46 cm
Après des études de droit, James-Jacques Brown entame une carrière de rédacteur au ministère des Finances, où il travaille de 1942 à 1945. Sans doute l'installation de ce ministère dans l'aile Richelieu du Louvre a-t-elle nourri son désir de création. Il commence ainsi à peindre en 1945, puis se tourne vers la sculpture en 1949, en autodidacte.
En 1950, sa rencontre avec le sculpteur Henri Étienne-Martin marque un tournant décisif. Les deux artistes se lient d'amitié et, à la mémoire de Brown, Étienne-Martin réalise *L'Hommage à Brown*, une sculpture en bois polychrome aujourd'hui conservée au Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Repéré et soutenu par le critique d'art Michel Tapié, James-Jacques Brown bénéficie de deux expositions personnelles à la galerie Rodolphe Stadler, à Paris, en 1958 et 1959. L'année suivante, la galerie Mayer, à New York, présente un ensemble de ses œuvres. Malgré cette reconnaissance précoce, il demeure aujourd'hui injustement méconnu du grand public comme du monde de l'art.
Avec "L'Homme qui marche", James-Jacques Brown s'inscrit dans une longue tradition sculpturale et rend hommage à l'œuvre éponyme d'Auguste Rodin. L'utilisation d'un bronze extrêmement poli et l'allure presque zoomorphe de la figure évoquent également les recherches formelles de Constantin Brancusi.


18 Place des Vosges, Paris 4