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« Une nouvelle maison de ventes veut casser les codes de la profession » dans Les Echos

Dans Les Echos, Martine Robert décrypte  à travers notre exemple les nouvelles tendances des maisons de ventes aux enchères qui « peaufinent leur positionnement marketing ».

 

« Fort du succès d’Artcurial, qui a su créer le Rond-Point des Champs-Elysées à Paris, un lieu convivial où un restaurant italien et une librairie côtoient la salle des ventes, les maisons de vente aux enchères peaufinent leur positionnement marketing. Après les ventes nomades de Doré & Giraud, qui « squatte » des espaces choisis selon la nature des biens placés sous le marteau, après l’installation événement de Piasa dans une ex-chapelle de la rue du Bac, c’est au tour de FauveParis d’inaugurer, le 29 avril prochain dans le Marais, un site atypique. Véritable lieu de vie, il accueillera, outre une salle des ventes, un salon de thé et un bar à vins, mais aussi un lieu d’exposition d’oeuvres destinées à être adjugées. « Notre objectif est de rendre les ventes aux enchères accessibles et intelligibles aux non-initiés. Aujourd’hui, elles semblent être organisées dans le but de satisfaire une clientèle de professionnels et de collectionneurs avertis, et à l’inverse de dissuader les curieux », souligne Lucie-Eléonore Riveron, présidente de FauveParis. Et d’énumérer les handicaps auxquels sont confrontés les néophytes : horaires d’ouverture trop restrictifs, durées d’exposition des biens à vendre très courtes et, surtout, usages très codifiés. « Sans parler des conditions de règlement, de livraison, qui tournent souvent au casse-tête. Un vrai parcours du combattant », selon elle.

Communication étudiée

Spécialisé dans les oeuvres d’art, les arts décoratifs et l’art de vivre, FauveParis prétend « libérer » les enchères, en ouvrant tous les jours de 13 à 21 heures et en simplifiant le processus d’achat, y compris en ligne. Au lieu du traditionnel catalogue des pièces à vendre, la jeune maison va éditer un magazine tiré à 5.000 exemplaires, proposant un « traitement éditorial inédit ». Bref aller plus loin que ses concurrents dans la pédagogie. Les intitulés des ventes eux-mêmes se veulent « glamour », comme « L’Envers du décor » pour les arts du XXe, « Ladies and Gentlemen » pour la maroquinerie, les bijoux et les vins, « Sur les traces de Vasco de Gama » pour les arts d’Asie, indo-portugais et arts premiers ou encore « Dolce Vita » pour un spécial Italie. FauveParis, qui compte en outre tisser des partenariats à forte valeur ajoutée avec les conciergeries d’art, les centres culturels et les marques de luxe pour démultiplier sa communication, est dirigé par un tandem aguerri : Lucie-Eléonore Riveron était directrice éditoriale de Piasa, tandis que son associé, Cédric Melado, officiait comme commissaire-priseur chez Tajan.

Martine Robert »

 

 

 

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