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« Les commisaires-prieurs rebellent » dans un numéro spécial NFT d’Art Media Agency

Un peu impatiente face aux langueurs administratives, la maison de ventes aux enchères parisienne Fauve a décidé de se glisser dans les failles du système pour organiser le 24 février «NFT: The Prohibited auction», sa première vente 100 % NFT.

Car les commissaires-priseurs rebelles, Lucie-Eléonore Riveron, cofondatrice de la maison en tête, se sont donné pour mission de braver l’interdit. Remontés comme des coucous lors d’un meetup au titre évocateur (« NFT:Not the French Time? ») organisé le 24 novembre dernier, ils clament leur crédo : depuis janvier, la maison accepte les cryptomonnaies. Leur vente NFT sans aucun support physique se tiendra dans le respect scrupuleux d’une interprétation à notre sens bien trop restrictive de la loi (qui n’autorise pas pour l’heure la vente aux enchères publique de biens immatériels), mais avec la malice nécessaire pour nous frayer un chemin dans les méandres législatifs […] et plaider pour mettre fin au retard français, et permettre la vente publique de biens immatériels, comme c’est déjà le cas dans toutes les autres capitales mondiales du marché de l’art. En attendant, Fauve mobilise ses troupes de collectionneurs et d’artistes sur les réseaux sociaux et co-anime le podcast L’Art du NFT. On y écoute notamment Albertine Meunier, trublionne des arts numériques et grande pourfendeuse des GAFAM dans l’épisode jubilatoire « À dada sur mon NFT. » La révolution NFT gronde, mais la startup nation regarde ailleurs », dixit l’équipe des Fauves.

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