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jeudi 9 mars 2017 à 19h00

Arts ancien, moderne et contemporain, arts décoratifs, design

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lot 58 Manolo Valdés (né en 1942) Reina Mariana, 1986

Huile sur toile contrecollée sur panneau signé et daté au dos

150 x 105 cm

Estimation 180 000 / 220 000 €

Vendu 160 020 €

(commissions d'achat incluses)

Oil on canvas stuck on panel signed and dated on the back

Provenance

> Galerie Maeght, Barcelone (étiquette et tampon au dos, référencé B4311)
> Importante collection privée européenne

Valdés, l’histoire au cœur
Après avoir brillé dans une version hispanisante d’un Pop Art très critique vis-à-vis de la dictature de Franco, Valdés change de voie au tournant des années 1980.
L’année 1986 marque le début de la collaboration de l’artiste avec la Galerie Maeght à Paris. Pour l’occasion, Antonio Saura rédige la préface du catalogue d’exposition des œuvres de son compatriote. Cette exposition à succès marque la fin de l’époque de ses « peintures noires », l’artiste se mesurant désormais à de plus grands formats et à des techniques extrêmement variées (sculpture, gravure, collage…).
Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est lorsqu’il se mesure à l’huile que Manolo Valdés semble le plus étroitement lié au sens du toucher. Probablement parce que l’échelle de ses œuvres invite à la confrontation physique avec le·la spectateur·trice. Avec ses Reina Mariana peintes sur toile, inspirées des célèbres Ménines de Diego Velasquez, Valdés revient aux formes primaires qui constituent son regard de sculpteur.
En évoquant, comme Manet ou Picasso en leur temps, cette illustre figure tutélaire du Siècle d’Or de la peinture espagnole, Valdés se réapproprie un héritage artistique dont les artistes ne semblent pas s’être tout à fait libéré·e·s, même après quatre siècles. DJ