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La Monaco, le chrono de Steve McQueen

vendredi 23 juin 2017 12:00 par Fabien Delahaie

L’horlogerie et l’automobile se sont toujours mutuellement inspirées. La Heuer Monaco en est l’illustration et ce, à plusieurs titres. Outre son nom, un hommage à la principauté azuréenne célèbre pour son grand prix de Formule 1, c’est l’origine de sa légende qui lie invariablement ce modèle à l’univers du sport automobile.

À la fin des années 60, Jack Heuer, descendant du fondateur de la maison jurassienne qu’il dirige alors, entend accroître la visibilité de sa marque. Pour ce faire, il décide de se tourner vers les sports mécaniques, une autre de ses passions. Profitant de sa proximité avec le pilote suisse Jo Siffert, qui vante déjà les mérites de l’Autavia dans les paddocks des circuits européens depuis quelques années, il parvient à s’offrir un nouvel ambassadeur de renom en la personne de Steve McQueen.

En effet, l’acteur américain se lance en 1970 dans le projet de sa vie : le film Le Mans, véritable ode à la course automobile. Comme son titre l’annonce, la production a pour cadre la fameuse course d’endurance sarthoise. Ne pouvant cependant prendre le volant en main propre de la Porsche 917 affiliée à son personnage, pour des questions d’assurance, c’est à Jo Siffert que revient le rôle de doublure du King of Cool. C’est ainsi que les deux hommes se rapprochent et que le suisse va réussir à persuader l’américain de troquer sa Rolex Submariner contre une Heuer Monaco. Le mythe est né.

Un coup de maître que l’horloger a savamment orchestré pour assurer le succès de ce modèle phare toujours proposé au catalogue. Le lot mis en vente est d’ailleurs une version contemporaine de la Monaco, comme l’atteste le placement de la couronne sur le côté droit du boitier en acier, entre les deux poussoirs du chronographe. Un exemplaire qui se distingue également par sa sobriété avec son bracelet en cuir noir et son cadran de la même couleur, que viennent rehausser des aiguilles blanches.